Texte Libre

Le G.R.U.E. est un groupement de personnes créé à fin d’échanger : idées, expériences, vécus sur l’unification, l’union ou l’harmonisation des énergies (Ki, Qi ou Chi) dans les domaines tels que les arts martiaux, la santé ou les arts.
Le G.R.U.E. se veut être un outil d’échange, un forum de discussion mis à la disposition de tout ceux qui ont réussi ou qui recherchent l’unification des énergies. Il doit permettre à ceux qui progressent de pouvoir améliorer leur pratique.
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Samedi 6 septembre 2008

 

Réflexions sur l'art martial

Extraits des récits de TAKUAN SÔHÔ

Maître de Zen et maître de sabre

Pour appuyer l'article « techniques et efficacité »

Réflexion 1 : « Le non-sabre »

« Attrapper la lance et, inversement, transpercer l'homme qui était venu vous transpercer »

Si vous placez votre esprit dans votre sabre, il risque d 'être pris par votre propre sabre. Si vous placez votre esprit devant votre ennemi, votre esprit risque d'être attiré par lui.

Si votre esprit n'est en aucune manière prisonnier de quoi que ce soit... le sabre qui descendait pour vous frapper devient votre propre sabre. Si 10 hommes, tous munis d'un sabre, se lancent sur vous pour vous pourfendre, et que vous parez chacun des sabres sans que votre esprit ne s'arrête sur chacune des actions, en passant de l'un à l'autre, vous trouverez la réponse appropriée à l'attaque de chacun.


Réflexion 2 : « technique et principe »

« La technique et le principe sont comme les 2 roues d'une charrette »

Le principe c'est « sans-esprit-sans-pensée », c'est comme si vous aviez renoncé à toute concentration. La technique s'acquiert par l'entraînement incessant jusqu'à ce que les 5 postures du corps ne fassent plus qu'une.

Bien que vous connaissiez le principe, vous devez vous libérer totalement lorsque vous faites usage de la technique.


Réflexion 3 : « L'éteincelle et la pierre »

Lorsque la pierre est frappée, instantanément l'éteincelle jaillit. Il ne doit pas exister d'intervalle. Si votre esprit s'arrête sur le sabre qu'un homme brandit, un intervalle se crée dans lequel se perd votre propre action. Mais si entre la coupe de votre adversaire et votre propre action il n'est pas possible d'y glisser un cheveu, alors le sabre de votre adversaire et le votre ne font plus qu'un. Attention, il ne s'agit pas ici de vitesse !


Réfexion 4 : « Où placer l'esprit ? »

« Quelque soit l'endroit où je place mon esprit, mes intentions sont tenues en échec à l'endroit même où mon esprit s'arrête, et je suis battu par mon adversaire. C'est pour cette raison que je place mon esprit juste au dessous de mon nombril et ne le laisse pas divaguer »

Au dessous du nombril = TANDEN

Mais déjà, l'intention de le placer à cet endroit rend l'esprit prisonnier de cet endroit. Alors, où doit on placer l'esprit ? Si vous ne le placer à aucun endroit particulier, il sera dans toutes les parties de votre corps et se prolongera partout à la fois.


Extraits du livre « l'Esprit Indomptable » Takuan Sôhô Budo Editions

 

Par Serge
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Samedi 7 juin 2008
La technique est elle un gage d'efficacité martiale ?
Je poserai deux questions :
les mouvements de l'AÏKI peuvent ils être codifiés ?
Accumuler un grand nombre de techniques est il utile ?
Je citerai cette phrase de Morihei UESHIBA fondateur de l'Aîkido (voie de l'harmonie des énergies) : « les techniques de l'aïkido changent constamment, chaque rencontre est unique et la réponse appropriée devrait émerger naturellement. Les techniques d'aujourd'hui seront différentes demain. Ne vous laissez pas prendre à la forme et à l'apparence. En fin de compte, vous devrez oublier la technique ».
Minoru AKUZAWA, maître de l'AUNKAÏ, pense que les formes et les styles sont des pièges, qu'il n'existe aucune forme juste ou fausse, mais simplement une forme utile qui découle de l'utilisation du corps. Les formes d'attaques sont innombrables, alors le corps doit s'adapter instantanément à toute situation afin de produire un mouvement le plus efficace au moment approprié. En cela il rejoint les propos de Morihei UESHIBA cité ci-dessus.

Alors une question me vient à l'esprit : faut il apprendre des techniques dans les arts martiaux ? J'entends par là, faut il disposer d'un catalogue de techniques le plus important possible afin d'être en mesure de pouvoir répondre efficacement à une situation innattendue ?

D'après certains grands maîtres d'arts martiaux il semblerait que contrairement à ce qu'on pense en occident, l'accumulation de techniques aussi redoutables soient-elles n'est pas le sésame de l'efficacité du budoka. En effet, dans quelques « sports martiaux » (kakutogi) actuels, le combattant perfectionne à l'entraînement deux ou trois techniques tenues secrêtes en attendant d'avoir l'opportunité de les développer le jour du combat. On peut appeler ça la méconnaissance ou l'ignorance de son adversaire, dans la mesure où celui-ci pourra peut être développer sa propre technique en premier et s'adjugera alors la victoire. Dans le bujutsu tout se passe dans l'instant présent, tout se règle instantanément, on a pas le temps de rentrer en « compétition » et l'intention de porter une technique est déjà dans le passé.

Faut-il éduquer le corps plutôt qu 'apprendre une forme qui finira par s'apparenter à une danse ? C'est ce que l'on reproche souvent à l'aïkido dont la beauté réside dans sa philosophie. La pratique de l'aïkido serait-elle devenue plus spirituelle que physique ?
Il faut donc apprendre à utiliser son corps plutôt que répéter interminablement des mouvements techniques croyant qu'ils deviendront efficaces en situation réelle. On doit d'abord prendre conscience de son centre de gravité (de son équilibre), des différents axes de son corps, de toutes ses possibilités articulaires, enfin apprendre à rééquilibrer son corps. Prendre conscience que notre corps est « un » et qu'il existe un lien entre toutes les patries de ce corps. Il faut faire que chaque partie de son corps ne devienne qu'un, tout doit être uni du sommet du crâne aux talons. Le « taïsabaki » (mouvement du corps) devra être le plus court possible, le corps doit bouger subtilement afin de gagner en efficacité.
J'attache tout particulièrement une grande attention à l'éducation du corps dans mes enseignements. L'utilisation du jo (bâton) et du ken (sabre) ne sera que prétexte à éduquer le corps, à perfectionner son « maaï » (concept primordial en bujutsu) et son « taïsabaki ».
Ne pensons pas que ceci ne soit qu'une éducation physique où la force musculaire est absente, ce doit être aussi une éducation du mental, le corps et l'esprit doivent être unis dans le mouvement. Apprendre à épurer ses gestes, enlever ce qui est superflu ou inutile, ne garder que ce qui est nécessaire dans le mouvement, cela fait partie de cette éducation.

Alors il n'est plus utile de connaître une grande diversité de techniques ni d'enchaînemnents, dans le bujutsu il faut savoir saisir le moment opportun, bouger son corps subtilement afin que l'adversaire ne comprenne pas et effectuer le geste décisif en un seul mouvement qui produira l'énergie nécessaire à neutraliser l'attaque.
Hier le bujutsu, aujourd'hui le budo : nous devons, nous les enseignants de ces « arts martiaux », préserver l'essence de notre pratique.

« On ne trouve rien en dehors de son corps, mais on serait dans l'erreur si l'on se bornait à son corps » A méditer !

Par Serge
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Vendredi 4 janvier 2008

A LIRE : « Le Pourquoi du KI »

analyse phylosophique par TOSHIRO SUGA

dans la revue DRAGON N°25 de janvier-février 2008

 

Le KI est un concept difficile à définir. Toshiro Suga nous livre quelques définitions d'aprés le Kôjien et fait une analyse technique de l'idéogramme « KI » somme toute traditionnelle.

Mais le plus intéressant est sans nul doute son approche phylosophique. Il replace le concept du KI dans la pensée chinoise la plus profonde en mettant en comparaison les pensées de Zhu Xi et de Wang Yang Ming pour conclure que le LI et le KI ne font qu'un.

A retenir aussi la conception morale du KI, « notre coeur et le Ki de l'univers ne font qu'un » A méditer !

Par Serge - Publié dans : g.r.u.e
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Lundi 5 novembre 2007


Le centre


Tanden, seika tanden, dantian, hara, ... ?

« Il n'y a aucune certitude, mais tout ce qu'on fait c'est avec certitude qu'on le fait »

Le  seika tanden  : point virtuel, zone, centre de la sphère cosmique ? Immatériel et pourtant on le ressent comme si c'était de la matière.

On le saisit par la pensée, on le constate par le physique car il est notre centre d'équilibre corporel dans l'espace.

Il est relié au centre de l'univers, léger comme le ciel et solide comme la terre, point de rencontre des énergies et créateur d'énergie vitale.

Paradoxe : il induit la recherche, lui donner une quelconque réponse serait arrêter cette recherche. Continuer la pratique sans cesse pour le ressentir un jour.

Par Serge - Publié dans : g.r.u.e
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Mercredi 30 mai 2007
Le concept de « Ki no nagare »
流れ Nagare
Nagareru : l'idéogramme 流れるsignifie « la rivière qui coule ».
Ki no nagare évoque le flux de ki, le ki qui s'écoule.
Uke nagashi évoque la trajectoire du sabre de votre adversaire qui glisse sur le vôtre.
Ce concept apparaît comme primordial dans la pratique de l'art martial interne comme externe.
Laisser s'écouler votre ki mais aussi celui de votre adversaire. Ce concept est lié à celui de ki- musubi (voir l'article « ki musubi ».
Dans la forme externe, si on doit s'harmoniser avec le ki adverse, il faut prendre garde lors du placement de la technique de ne pas s'y opposer mais plutôt le guider afin de l'utiliser pour obtenir la victoire. Le ki projeté lors d'une attaque doit être détourné et utilisé de manière à le retourner sur l'attaquant. Il ne s'agit pas là d'une contre-attaque mais bien d'une harmonisation des ki telle que si notre ki est unifié à l'univers rien ne peut l'arrêter.
L'action « laisser s'écouler le flux de ki » doit être faite de manière consciente et non désordonnée. Dès que l'eau trouve une brèche dans la digue elle se répand librement à l'extérieur et crée le désordre. Mais si la force de l'eau est bien contrôlée on peut avec elle soulever des montagnes. Il en va de même dans la technique aïki : harmoniser (musubi), guider (nagare) et contrôler (katame).
Comme vous ne négligerez pas la force de la vague déferlante, ne négligez pas le ki de votre adversaire, ne pensez pas que le vôtre est le plus fort car alors vous ne pourrez pas développer sans contrainte une technique efficace. Unifier son ki à celui de l'adversaire pour ne faire qu' « un » c'est cela la voie de l'aïki.
Mettez ce principe dans la vie courante, professionnelle ou familliale. Adoptez le principe de ki no nagare c'est faire Aïki, harmonisez, guidez et réutilisez afin d'arriver au but fixé.
Cela vous obligera à laisser votre égo (le moi) à la porte du dojo et à travailler sur soi (masakatsu agatsu), la vraie victoire est la victoire sur soi.
L'art martial est une remarquable école de la vie.
Par Serge - Publié dans : g.r.u.e
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