Texte Libre

Le G.R.U.E. est un groupement de personnes créé à fin d’échanger : idées, expériences, vécus sur l’unification, l’union ou l’harmonisation des énergies (Ki, Qi ou Chi) dans les domaines tels que les arts martiaux, la santé ou les arts.
Le G.R.U.E. se veut être un outil d’échange, un forum de discussion mis à la disposition de tout ceux qui ont réussi ou qui recherchent l’unification des énergies. Il doit permettre à ceux qui progressent de pouvoir améliorer leur pratique.
Bienvenue à vous tous sur ce blog et merci pour vos échanges sincères sur le sujet.
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 15:52
Le concept de « Ki no nagare »
流れ Nagare
Nagareru : l'idéogramme 流れるsignifie « la rivière qui coule ».
Ki no nagare évoque le flux de ki, le ki qui s'écoule.
Uke nagashi évoque la trajectoire du sabre de votre adversaire qui glisse sur le vôtre.
Ce concept apparaît comme primordial dans la pratique de l'art martial interne comme externe.
Laisser s'écouler votre ki mais aussi celui de votre adversaire. Ce concept est lié à celui de ki- musubi (voir l'article « ki musubi ».
Dans la forme externe, si on doit s'harmoniser avec le ki adverse, il faut prendre garde lors du placement de la technique de ne pas s'y opposer mais plutôt le guider afin de l'utiliser pour obtenir la victoire. Le ki projeté lors d'une attaque doit être détourné et utilisé de manière à le retourner sur l'attaquant. Il ne s'agit pas là d'une contre-attaque mais bien d'une harmonisation des ki telle que si notre ki est unifié à l'univers rien ne peut l'arrêter.
L'action « laisser s'écouler le flux de ki » doit être faite de manière consciente et non désordonnée. Dès que l'eau trouve une brèche dans la digue elle se répand librement à l'extérieur et crée le désordre. Mais si la force de l'eau est bien contrôlée on peut avec elle soulever des montagnes. Il en va de même dans la technique aïki : harmoniser (musubi), guider (nagare) et contrôler (katame).
Comme vous ne négligerez pas la force de la vague déferlante, ne négligez pas le ki de votre adversaire, ne pensez pas que le vôtre est le plus fort car alors vous ne pourrez pas développer sans contrainte une technique efficace. Unifier son ki à celui de l'adversaire pour ne faire qu' « un » c'est cela la voie de l'aïki.
Mettez ce principe dans la vie courante, professionnelle ou familliale. Adoptez le principe de ki no nagare c'est faire Aïki, harmonisez, guidez et réutilisez afin d'arriver au but fixé.
Cela vous obligera à laisser votre égo (le moi) à la porte du dojo et à travailler sur soi (masakatsu agatsu), la vraie victoire est la victoire sur soi.
L'art martial est une remarquable école de la vie.
Par Serge - Publié dans : g.r.u.e
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /Mars /2007 18:44

La sphère vitale

L'énergie circule dans le corps mais aussi à l'extérieur, des extrémités vers l'intérieur puis revient dans le corps. Les lignes d'énergies sortent par le point laogong (C8) de la main droite et retourne dans le corps par le point baihui, idem pour le pied droit, de yongquan (R1) à baihui. C'est l'inverse pour le côté gauche.

Il existe une sphère d'énergie qui entoure le corps humain, si vous y pénétrez vous pouvez la perturber ou au contraire perturber votre propre énergie. C'est la sphère vitale en art martial, c'est à dire que si personne ne viole ce volume, vous êtes en sécurité. Mais du moment où une attaque perce votre sphère vous êtes en danger.

En aïkido on travaille souvent à la limite extérieure de la sphère de l'attaquant pour éviter qu'il pénètre la notre. Dans kote gaeshi par exemple la technique s'effectue au bout de la force. Dans d'autres techniques ont pénètre dans la sphère une fois l'énergie de l'attaque déviée.

L'énergie circule en spirale dans le corps et se régénère au point dantian, les mouvements de l'aïkido sont ceux de la spirale.






Par Serge - Publié dans : g.r.u.e
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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 14:39

Arts martiaux internes et santé.

Question: comment les arts martiaux internes contribuent-ils à maintenir le corps et l'esprit en bonne santé ?
Je laisserai la réponse aux experts en arts martiaux internes chinois. Je me permettrai juste une constatation dûe à ma propre expérience dans la pratique de l'aïki no michi (aïkido) art martial japonais.

En préambule j'aimerai rappeler quelques évidences :

  • La pratique de l'art martial, comme tout effort physique, me direz-vous, libère les tensions et par là même permet la relaxation du corps. Pratiquer avec le sourire contribue de surcroît à cette relaxation pleine et entière (le fondateur de l'aïkido disait qu'il fallait pratiquer avec joie).
    Le corps a besoin de mouvement pour faire circuler le sang, permettant l'échange des énergies yin et yang, pour équilibrer la droite et la gauche, pour faire circuler l'énergie.

  • La culture et le mode de vie occidental a fait perdre la souplesse naturelle de notre corps, nous n'avons plus conscience de notre « centre ». Regardez marcher les gens dans la rue, combien y en a t-il qui utilisent leurs hanches ? Et pourtant la plus grande énergie, le plus grand pouvoir cinétique dans le corps est généré par les articulations de la hanche. Regardez les gens ramasser un objet tombé à terre, combien y en a t-il qui utilisent la souplesse de l'articulation du genoux pour s'abaisser et garder ainsi leur « centre » ?
    Notre corps est contraint de supporter l'excédent de bagage mental accumulé depuis    des années, l'amenant tôt ou tard à l'épuisement. Une maladie est souvent directement imputable à des années de stress ou d'abus corporel. L'énergie se bloque (mal de dos, migraines) elle ne circule plus librement dans le corps.

  • Cette circulation d'énergie humaine (ch'i, qi ou ki) à travers notre corps est en grande partie la clé du génie chinois, on lui doit les arts du domaine de la santé (acupuncture, pharmacopée), les arts martiaux et la méditation. Cette énergie beaucoup ne la perçoive plus ou pas, ne la ressente pas, pourtant elle est en nous et nous préserve de la mort. C'est là que la pratique de l'art martial va nous faire redécouvrir cette force vitale, va revitaliser notre énergie et préserver notre santé.

  • Les mouvements de l'aïkido sont circulaires et obéïssent à la loi des cinq éléments et des huit trigrammes (Bagua). L'énergie y circule en mouvements spiralés (notre voie lactée, les cyclones, même la coquille de l'escargot se forme en spirale). L'homme ne se situe t-il pas entre le ciel et la terre ? Par là même il en est partie intégrante et subit les influences rythmiques de l'univers. Cet art martial nous permet de respecter les principes de l'univers, condition sine qua none pour rester en bonne santé.

Application à la pratique de l'aïki :

  • Les techniques de contrôle et d'immobilisation s'effectuant sur les articulations, les points d'acupuncture sont sollicités soit par pression, soit par extension. Le travail de la hanche permet aux muscles psoas de s'équilibrer et donc d'avoir une position correcte de la colonne vertébrale.

  • Quelques exemples de points sollicités pendant l'application de techniques en aïki :

    Ikkyo, nikkyo,sankyo, yonkyo, gokyo sont cinq techniques qui permettent l'immobilisation du bras.

    Kote gaeshi, ude kime nage, shiho nage sont des techniques qui permettent le contrôle et la projection par action douloureuse sur les articulations du bras.

    En appliquant Ikkyo par le maintient du coude on presse sur le point GI11 (quchi) du méridien du gros intestin et sur le point P5 (chize) du méridien du poumon et par la torsion vers l'intérieur de l'épaule, les points IG9 (chien chen), IG10 (naoshu), GI16 (jugu) et TR14 (chien lao) méridiens intestin grêle, gros intestin et triple réchauffeur.

En appliquant nikkyo, on exerce une torsion du poignet vers l'intérieur ce qui a pour effet de solliciter par pression les points IG5 (yang ku) et IG6 (yang lo) du méridien de l'intestin grêle.

En appliquant sankyo, les points P7 (liegue) et P8 (chingchu) du méridien du poumon sont mis en extension et les points C5 (tong li), C6 (yin li) et C7 (shen men) du méridien du coeur sont soumis à pression par la torsion du poignet vers l'extérieur.

En appliquant yonkyo on presse avec le doigt les points MC5 (chin shih) et MC6 (nei guan) du méridien du péricarde ou maître coeur.

Lors de l'immobilisation par la technique gokyo, les points TR4 (yang chi) du méridien du tripple réchauffeur et GI5 (yang xi) du méridien du gros intestin sont sollicités par extension.

Avec ude kime nage, l'intérieur du coude mis en extension vers le haut permet d'agir sur les points MC3 (quze) du méridien maître coeur et C3 (shaohai) du méridien du coeur.

La technique shiho nage sollicite les mêmes points que nikkyo sur le poignet et les points situés au niveau de l'épaule par torsion extérieure.

Cela semble un peu technique mais méritait d'être souligné, c'est un point de départ de réflexion pour notre pratique des arts martiaux.

« tout est dans tout, tout est énergie »

Bibliographie : TAO YIN de Mantak CHIA

Energie vitale et autoguérison de Mantak CHIA

Par Serge - Publié dans : g.r.u.e
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 10:41


Arts martiaux internes et harmonisation du KI.

Taï Chi Chuan, Pakua Chang, Qi Gong, Aïkido, ... tous pour la même recherche de l'harmonisation des énergies ! Cette liste n'est pas exhaustive, il n'y a pas d'intrus dans cette énumération. Le fondateur de l'aïkido maître Ueshiba aurait été initié aux arts martiaux internes chinois et en particulier au Bagua Zhang.
On retrouve dans cet art martial japonais les principes des arts martiaux internes chinois. Respiration, souplesse, fluidité, ces arts prédominent l'utilisation de la souplesse face à la force, les mouvements circulaires plutôt que linéaires, l'harmonisation plutôt que le blocage. Une des particularités du taïchi chuan est d'utiliser l'énergie du mouvement précédent pour produire le mouvement suivant. La fluidité du mouvement, c'est ce qui ressort d'un enchaînement de taïchi.
Je vais essayer de tracer un parallèle entre les formes des arts martiaux internes chinois et celles de l'aïkido.
Les « Tuishou » (poussées des mains).
Bagua, Taïchi, Xingyiquan, utilisent les « tuishou », il est à remarquer les orientations des paumes des mains. En aïkido, l'orientation de la paume induit la technique qui va être utilisée, de même que l'orientation des mains sur la tsuka du sabre pendant la garde est la partie manifestée de l'intention de l'attaque. La position de la paume oblige une seule manière de saisir « katate dori ». Que ce soit un enchaînement de « tuishou » ou une technique sur le bras en aïkido, elles impliquent toutes d'utiliser les mêmes principes : souplesse, travail des hanches, travail du centre, respiration.
Souplesse : Xiu Zhan dit « l'extrême douceur est la porte de la dureté... »
Être souple ne veut pas dire être mou, il y a toujours une libre circulation du KI dans le corps tout entier qui se mobilise et qui peut « exploser » celui de votre adversaire. Toute la partie haute du corps à partir des hanches doit être souple, exempte de crispations.
Travail des hanches : la hanche va initier le mouvement, elle l'impulse. Xiu Zhan dit « la hanche joue le rôle du moyeu d'une roue ... » elle s'articule pour une marche souple. Le corps doit être aligné à la verticale et souple. Les 3 niveaux doivent rester unis. La mobilité de la hanche occupe une place importante voire principale dans le mouvement, mais elle doit être accompagnée de tout le corps. Dans une coupe de « tameshi giri » c'est la hanche qui pousse le sabre, ainsi la coupe gagne en puissance. En aïkido, le mouvement part de la hanche, la poussée ou le déplacement en cercle va gagner en puissance et en rapidité. Ne désaxez pas votre corps de l'axe vertical (terre/ciel) vous perdrez la disponibilité de votre hanche et votre déplacement sera altéré, vous serez décentré.
Travail du centre : dans les 3 niveaux du corps dont j'ai parlé plus haut (bas, moyen, haut) le niveau bas est le centre instinctif, le moyen le centre émotionnel et le haut le centre mental. Le centre instinctif est la base du mouvement, c'est dans cette région que se trouve le « hara », le foyer producteur de l'énergie vitale, le « seika tanden ». Dans le Bagua Zhang on porte la conscience au niveau du « diantan » et la marche part de la hanche, le mouvement devient alors entier, les 3 niveaux sont unifiés. Le « hara » est comme le soleil qui rayonne de l'intérieur vers l'extérieur, de lui vient toute la puissance du déplacement. C'est là même que se trouve votre centre de gravité, si vous le détruisez vous ne serez plus centré.
La finalité du mouvement est de prendre le contrôle de ce centre chez l'adversaire pour l'amener dans un déséquilibre du corps et l'affaiblir. En aïkido, la prise du centre de l'adversaire est indispensable pour réaliser le mouvement sans force. On utilise les poussées des mains, les contrôles des bras, pour « prendre » les centres de l'attaquant : d'abord capter son centre émotionnel puis son centre instinctif ce qui va générer le déséquilibre et anihiler son centre mental ; il n'y aura alors plus aucune possibilité de réaction de l'adversaire et votre contrôle sur lui sera total. Votre mouvement se poursuivra par une projection ou une immobilisation de l'adversaire. Pour réaliser ceci,il faut prendre conscience de son centre, c'est de là que naît l'énergie, on en prendra conscience par la respiration.
La respiration : le travail du souffle est une des clés d'une pratique juste. La respirartion ventrale « fushi nihuxi » consiste à gonfler le ventre « hara » à l'inspiration et à le rentrer à l'expiration, cela se fait en respirant par le nez, le bout de la langue collée au palais (description tout à fait vulgarisée). Cette respiration va permettre la relaxation (ce qui induit la souplesse), l'énergie vitale étant alimentée par la respiration, la sortie de force sera plus efficace et juste. En aïkido on la nomme « kokyu », se traduisant par expire-inspire. « Kokyu-ho » est le moyen qui va permettre à tout pratiquant de prendre conscience de cette respiration et de la sortie de force. On l'utilise dans toutes les techniques, certaines portent le nom de « kokyu nage » (projection par l'énergie développée par la respiration juste).
En fait, tout ceci ne peut s'expliquer par des mots mais par une pratique assidue des arts martiaux internes.
Maître Morihei Ueshiba a dit que l'Aïkido ne s'explique pas par des mots, il se pratique.
J'ai essayé brièvement de tracer ce parallèle entre arts martiaux internes chinois et aïkido, beaucoup de principes se recoupent, j'essaie pour ma part de les appliquer et de les enseigner dans ma discipline martiale.
Vous pouvez réagir à cet article, le compléter par vos remarques sur ce sujet, ceci permettra, je l'espère, de faire progresser tout pratiquant de ces arts.

La pensée du jour :

« Personne n'éduque autrui, personne ne s'éduque seul, les hommes s'éduquent ensemble par l'intermédiaire du monde. » FREUD

Bibliographie : à lire la revue « énergies »











Par Serge - Publié dans : harmonie des ki
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 17:09

Le principe de ki-musubi appliqué à l'aïki no michi,

D'après l'idéogramme composant « musu », cela peut signifier générer, produire, engendrer. Celui de « bi » est l'esprit, le pouvoir. On pourrait alors traduire « ki-musubi » par le pouvoir d'unification des KI, l'union continue des énergies opposées devenant complémentaires, Yin et Yang sont opposés et complémentaires à la fois.
Dans la pratique de l'Aïki no michi il n'y a pas d'opposition, pas de dualité, il faut lier le Ki de votre adversaire * au votre afin de pouvoir le contrôler, le diriger. Utilisez l'énergie développée dans l'attaque suscitée, dirigez-la, guidez-la afin de la neutraliser sans effort. Renoncez à votre propre force pour vaincre en utilisant celle de l'adversaire.
L'énergie YANG manifestée de l'attaque est neutralisée par votre production d'énergie YIN, le Yin vainc alors le yang, l'eau contrôle le feu.
De même, l'énergie non manifestée de l'intention de porter une attaque peut être annulée par la projection de votre KI, énergie manifestée, en direction du centre émotionnel de l'adversaire, ce qui perturbe son esprit et par là même anihile son intention. Cela génère alors chez lui une réaction réflexe instinctive que vous aviez prévue. Le YANG contrôle le yang du YIN, le feu contrôle le métal. On revient au principe fondamental du TAO.
Ceci se manifeste dans la technique par les deux formes URA et OMOTE, opposées et complémentaires à la fois.
Le principe de « Ki-musubi » s'applique bien entendu aux différents aspects de l'existence : relations humaines, comportement environnemental.

Il est appliqué dans les autres arts, je ne puis parler que de ce que je connais et ressent. Je vous invite donc à réagir sur cet article et à me proposer les vôtres sur ce sujet.

« En aïkido il n'y a ni forme, ni modèle. Les mouvements naturels sont les mouvements de l'aïkido. Sa profondeur est sans limite et il est inépuisable. »

Morihei Ueshiba

  • * Le terme « Aïte » est utilisé dans la pratique de l'aïkido plutôt qu'adversaire, celui-ci devient un partenaire.

Références bibliographiques:
L'esprit de l'AÏKIDO de Kisshomaru Ueshiba Budo Editions
La philosophie de l'AÏKIDO de John Stevens Budo Editions
L'harmonis des énergies de Michel Odoul Edition Albin Michel

Par Serge - Publié dans : harmonie des ki
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